Selon l’étude américaine The Smart Audio Report, 39 millions d’Américains posséderaient une enceinte intelligente, soit 16 % des personnes âgées de plus de 18 ans. Si l’assistance vocale prend de plus en plus d’ampleur, c’est qu’elle répond à des besoins quotidiens et touche le plus grand nombre par sa simplicité. 

Un facilitateur du quotidien et de la convivialité

Grâce aux assistants vocaux, les marques développent des applications vocales pour répondre au mieux aux besoins de leurs clients. Ces « skills » se multiplient, Alexa en comptait 37 000 à la fin 2017 sur les trois principaux marchés (US, UK, Allemagne) selon la dernière étude de Voicebot.

« Ok Google, éteins les lumières de la cuisine. » « Dis Siri, quel est l’itinéraire le plus court pour aller à Nantes ? » « Alexa, quel temps fera-t-il samedi prochain ? » D’une simple phrase, on peut désormais consulter les prévisions météorologiques, gérer ses itinéraires en voiture, vérifier le trafic, contrôler sa maison connectée ou encore constituer sa liste de courses. Les assistants vocaux deviennent les hubs de la maison et de la vie connectée.

« Pour l’heure, l’assistant vocal est utilisé notamment dans un cadre intime, avec des amis, chez soi ou en voiture, mais rarement en public, estime Geoffrey Boulakia, Directeur Général EMEA de TSC, agence CX digitale et filiale de Sitel Group. Cela correspond à un moment cocooning ou de partage entre amis et les skills les plus utilisées répondent bien à ces besoins ». Selon l’étude « The Smart audio report » d’Edison Research, 66% des utilisateurs d’assistants vocaux s’en servent en effet lors de temps d’échange avec la famille et les amis. Et bien souvent, l’assistant vocal se trouve plutôt dans le salon ou la salle à manger (52%) que dans la chambre (25%).

Toni Reid, Vice President of Alexa Experience & Echo Devices chez Amazon, a dressé la liste des applications vocales qui rencontrent le plus de succès avec son assistant. Sans surprise, le classement met en avant ce qui touche à la convivialité et à la vie domestique. En tête arrivent les jeux, notamment les quiz de culture générale, comme Jeopardy, suivis des applications liées aux marques de consommation courante, comme Starbucks, Domino’s Pizza ou encore Uber. Et suivent enfin les skills pratiques liées à la maison connectée, au bricolage ou aux services bancaires.

Une étude de Creative Strategies de juin 2017 vient corroborer ces affirmations. En effet, que ce soit sur Google Home ou sur l’Echo d’Amazon, les usages les plus répandus sont l’écoute de musique, les prévisions météorologiques, la recherche sur Internet pour réaliser des achats ou se renseigner sur des produits et l’accès aux actualités.

Favoriser la simultanéité des tâches

Alors que nous sommes toujours plus connectés, partout et tout le temps, l’assistant vocal permet aussi l’accomplissement de tâches simultanées, sans effort et en toute sécurité. On peut désormais conduire et demander son itinéraire sans à avoir à lâcher le volant. Plus la peine non plus pour les jeunes parents de déposer leurs bambins pour commander des couches, un repas ou mettre en route de la musique d’ambiance, leur seule voix suffit.

A Londres, où Whole Foods (propriété d’Amazon) propose la livraison en moins d’une heure, Alexa vient à l’aide des cuisiniers amateurs. Si l’un d’eux se lance dans une recette mais réalise qu’il lui manque un ingrédient, il lui suffit de passer une commande vocale pour que l’enseigne le lui livre avant la fin de la recette, tout en continuant tranquillement sa préparation.

Être accessible à tous

L’assistance vocale est amenée à perdurer dans le temps. Loin d’être un énième gadget à la mode pour les digital natives, elle convainc toutes les catégories d’âge et sociales.

Et pour cause : la voix est le mode de communication naturel de l’humain. Elle rassemble et l’assistant vocal est ainsi accessible au plus grand nombre, même aux personnes éloignées du digital et peu coutumières des smartphones ou autre produit digital.

Cependant, sans surprise, les Millennials sont la génération qui a adopté en premier les assistants vocaux, eMarketer estimant qu’en 2019, 39,3% de cette catégorie d’âge possédera un assistant à la maison. Une aubaine pour les marques qui font de cette génération l’une de leurs cibles clés.

Mais toutes les tranches d’âge utilisent les assistants. Via une étude sur 20 000 Américains, Verto Analytics a dressé le portrait-robot de l’utilisateur d’assistants vocaux le plus actif. Il s’agirait d’une femme âgée de 52 ans qui passerait en moyenne 90 minutes par mois à parler à son assistant vocal. Selon PEW Research, 37% des Américains utilisant un assistant vocal ont plus de 50 ans, alors même qu’ils sont les plus réticents à naviguer via des interfaces graphiques.

Comme avec d’autres interfaces, les enfants même du plus jeune âge ont adopté les assistants vocaux, devenus un canal idéal pour demander le lancement d’un dessin animé ou d’une chanson. Il suffit de voir le naturel qu’ils ont à interagir avec ce nouveau compagnon pour percevoir le potentiel des assistants.

Globalement, tous les secteurs devraient entrer dans l’ère de l’assistance vocale. Les médias comme CNN ou Buzzfeed proposent déjà des flashs infos sur les assistants. De son côté, la marque alimentaire Hellmann’s suggère des idées de recette en fonction des ingrédients à disposition à la maison. Et les exemples ne cessent de se multiplier.

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