MWC 2018 : Aborder l’Intelligence Artificielle avec lucidité

MWC 2018 : Aborder l'Intelligence Artificielle avec lucidité

L’intelligence artificielle est incontestablement l’un des sujets les plus en vogue, et a été l’une des préoccupations premières de nombreuses conférences du Mobile World Congress, qui s’est déroulé à Barcelone la semaine dernière. Avec le potentiel de révolutionner tous les aspects de notre existence, depuis notre façon de travailler à notre façon de se distraire ou encore de voyager, elle excite tout autant qu’elle suscite de profondes inquiétudes. On craint les conséquences néfastes d’une intelligence qui se développerait sans encadrement éthique ou moral, et notamment les leçons sévères, dignes des plus redoutables romans de Science-Fiction, qui s’en dégageraient.

« En tant qu’ingénieurs et développeurs technologiques, nous devons rester vigilants quant aux conséquences liées à notre travail », explique Rob High. Le VP et CTO d’IBM préconisait la recherche raisonnée et la responsabilisation, devenant l’une des voix clés du débat sur l’IA et l’éthique, autour desquelles il a animé une session dédiée lors du MWC de 2018.

Une force de bien ou de mal ?

Malgré l’engouement démontré à Barcelone, même les entreprises les plus enthousiastes reconnaissent que l’IA ne sera pas une véritable force avant 20-25 ans. Ce qui ne signifie pas qu’il faille cesser d’en débattre les problématiques éthiques ni de discuter des positions morales à adopter en vue de l’évolution positive de cette technologie.

Selon Gartner, d’ici deux ans, les bots IA réaliseront 85% des opérations de service client. De même, une foule de constructeurs automobiles, de BMW à Tesla – en passant par la marque familiale par excellence : Volvo – vantent l’année 2021 comme celle qui verra l’intelligence artificielle prendre le volant au lieu d’un conducteur humain.

Des conséquences imprévisibles

« L’IA ouvre de nouvelles opportunités pour créer de la valeur », souligne Rob High. « Mais à cela s’ajoute une grande incertitude par rapport aux conséquences imprévisibles. Nous devons faire preuve d’intelligence dans la façon dont nous la développons et l’enrichissons, et veiller à bien la contrôler et à connaître avec précision l’objectif qu’elle sert. C’est pourquoi une réflexion éthique autour de l’intelligence artificielle est fondamentale. »

Une prise de position que Sitel Group revendique également. « Les études abondent sur la quantité de dilemmes sociaux que devra surmonter une IA conduisant un véhicule pour parvenir au même discernement qu’un humain », avertit Stéphane Akkaoui, Responsable R&D chez Novagile, la Software venture de Sitel Group. « En cas d’accident, comment décidera-t-elle qui protéger ? Les passagers ou l’enfant au milieu de la route qui a déclenché l’accident ? »

Musk s’éclipse

Sur ce même sujet, avant même que le MWC ne soit lancé, le PDG de Tesla, Elon Musk, a quitté son poste au sein du conseil d’OpenAI, groupe de recherche indépendant engagé à maintenir une IA ouverte et responsable. Justifiant sa décision, il a cité un conflit d’intérêts potentiel : sa compagnie de voiture électrique est maintenant investie dans l’IA au point que Musk redoute d’être lui-même à l’origine d’éventuelles « conséquences imprévisibles »…

Une approche humaine de l’IA

« Le fond du problème c’est qu’il manque aux ordinateurs tous ces éléments qui nous rendent humains. Nos modes de pensée et de fonctionnement social, éthique et moral dépendent de concepts abstraits », relève Stéphane Akkaoui.

C’est la raison pour laquelle Sitel Group a décidé que la meilleure façon de rattacher une vraie réflexion éthique au développement de l’IA, c’est à travers des solutions qui associent l’IA aux capacités humaines, plutôt que des solutions visant à remplacer les hommes intégralement.

« Nous privilégions la complémentarité de l’humain et de l’intelligence artificielle pour enrichir au maximum l’Expérience Client. Quel que soit le projet que nous entreprenons, la morale, l’éthique, la qualité et l’efficacité sont les valeurs primordiales, bien plus importantes que la baisse des coûts, ou encore l’automatisation pour le principe de l’automatisation », conclut Stéphane Akkaoui.

Sitel Group

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