MARCH MADNESS – La folie du sport peut-elle être formatrice ?

Sitel Group Staff - 4 avril, 2018

Mardi 3 avril, alors que certains se remettaient d’une indigestion d’œufs de Pâques, d’autres étaient scotchés à leur écran à 3h20 du matin pour regarder la finale du championnat de la NCAA qui opposait l’université de Villanova à celle de Michigan. Mais de quoi parlons-nous au juste ?

Si la finale de l’UEFA Champions League attire davantage de téléspectateurs et celle de la NBA plus de spots publicitaires, pas même le Tour De France n’arrive à susciter autant de passion ni d’émotion que le tournoi américain de basketball universitaire qui, depuis sa création en 1939, enchaîne les retours de situations et porte au pinacle les talents les plus prometteurs, et parfois les moins prévisibles.

Rappelant la pureté du sport amateur dépourvu de scandales et d’argent, et prouvant que les contes de fée peuvent exister, ce tournoi met avant tout en valeur la prouesse des sportifs étudiants qu’il s’agisse d’une future star de la NBA ou d’une étoile fulgurante qui prend tout le monde par surprise. A travers une série de « play-offs » s’affrontent soixante-huit équipes réparties en 4 groupes régionaux. Les équipes les plus cotées rencontrent les plus faibles, et ici, rien n’est joué d’avance.

Phillipe Riveron, président-fondateur de Learning Tribes, groupe international de formation et filiale de Sitel Group, lui-même joueur de hockey sur glace, analyse les parallèles entre le sport et la formation professionnelle : « Le tournoi qu’on appelle le ‘’March Madness [folie de mars]’’ est la démonstration parfaite qu’il est possible d’accomplir des exploits et de se dépasser, grâce à une combinaison judicieuse de talent, d’entraînement et de stratégie de jeu ».

Penser performance collective

Que les joueurs viennent d’être sélectionnés, ou qu’ils figurent déjà parmi les piliers du 5 majeur, indépendamment de leur âge, de leur classement ou de leur position, la March Madness fait chaque année la preuve de la force du travail d’équipe.Les outils technologiques et les méthodes de formation, de transfert de connaissance, d’évaluation de compétences ne cessent d’évoluer : la craie et les tableaux noirs ont fait place aux écrans UHD et aux tablettes. Mais finalement, cette succession de nouveaux canaux de communication et d’approches pédagogiques vise toujours le même objectif : constituer une équipe performante et réactive.

« La formation concerne avant tout la performance », explique Phillipe Riveron. « Tout apprentissage d’une connaissance doit se justifier et prendre du sens à travers une application concrète et décisive. »Cette adéquation entre le sens et la connaissance est particulièrement importante dans la phase d’intégration ou onboarding, lorsqu’un nouveau membre de l’équipe – jeune poulain montant ou joueur chevronné qui change de ligue – doit en peu de temps trouver ses repères, comprendre ce qu’on attend de lui, faire confiance à ses équipiers et enfin croire au même rêve…

« La formation doit être efficace et progresser par étapes de connaissances courtes et faciles à assimiler », explique Phillipe Riveron. « Plus les compétences nécessaires au poste seront assimilées rapidement, plus vite cette personne pourra en voir les résultats concrets, qui renforceront sa confiance pour passer à l’étape suivante. »

Une formation qui dépasse les simples séances d’entraînement

Au moment de l’intégration, il faut rapidement mettre un membre de l’équipe à niveau et en confiance ; mais la transmission de savoir, le développement des compétences, et la performance opérationnelle doivent s’inscrire dans une logique d’apprentissage permanent : c’est un effort 24/7, qui ne s’arrête pas au coup de sifflet.

« Une bonne formation doit éveiller chez l’apprenant l’envie de s’améliorer en s’attachant à la qualité de sa performance mais aussi à ses équipiers dont il peut apprendre en permanence. Il doit devenir proactif dans son propre parcours d’apprentissage qui ne se limite pas au stade, ou au bureau » poursuit Philippe Riveron. Tout comme l’envie de gagner, la formation doit être stimulante. Mais la vitesse d’apprentissage et les éléments déclencheurs de chacun varient et il est souvent difficile d’arriver à trouver la formule qui galvanise…

La formule gagnante : expérience + émotion

« En matière de technologie, nous avons pris l’habitude de parler d’expérience utilisateur et d’expérience client, mais il importe dorénavant de voir aussi dans la technologie un outil permettant de moduler l’expérience de l’apprenant » souligne Phillipe Riveron. « De la formation en présentiel aux MOOC et au mobile learning, en passant par les modules de gamification et les expériences immersives à travers la RA et la RV, on n’a jamais connu auparavant une telle richesse d’options capables de décliner les parcours de formation en fonction d’un individu. » Mais, quels que soient la méthode ou le canal mis en œuvre, ce qui compte avant tout c’est le contenu de la formation.

« Celle-ci doit rester un plaisir. Une formation efficace, comme toute relation efficace, doit provoquer des émotions, rappelle Philippe Riveron.  Si on arrive à mémoriser quelque chose par cœur c’est qu’il s’est passé quelque chose. »La preuve ? Il suffit de regarder avec quelle facilité les fans de sports sont capables de réciter les statistiques offensives ou défensives des joueurs de leur équipe préférée…

Pour ceux qui doutent encore de la part essentielle de l’émotion dans tout effort sportif ou professionnel, interrogez donc les 23 millions de téléspectateurs qui au lendemain de la finale pleurent encore la défaite de Loyola Chicago dont le jeu collectif extraordinaire a emmené pour la première fois en plus de 50 ans cette équipe en demi-finale face aux favoris…


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