L’Intelligence Artificielle suit la direction de Facebook et de la France

Sitel Group - 6 mars, 2018 - 98

Après de majeures avancées dans le traitement informatique et la collecte de données, l’Intelligence Artificielle (IA) commence réellement à montrer son potentiel en matière d’analyse d’images, de reconnaissance vocale et de compréhension et traitement des langues naturelles. Mais quelle est la suite ?

« Connexions », la première exposition interactive organisée au campus de start-ups Station F au cœur de Paris, a donné l’occasion aux directeurs du département de Facebook dédié à l’Intelligence Artificielle d’expliquer l’avenir de l’IA et le rôle majeur de la France dans le développement de cette technologie.

Des voitures autonomes aux chatbots, entre autres, l’engouement pour l’IA est devenu incontournable. Les discussions autour de ses utilisations et dangers potentiels, autrefois réservées aux blogs avertis, se retrouvent aujourd’hui dans les médias grand public. Mais cela sème la confusion chez les entreprises et les consommateurs, qui se demandent ce qu’est exactement cette technologie et ce qu’elle peut vraiment faire.

Quelle direction l’IA prend-elle ?

La conférence « Connexions », à laquelle l’agence CX digitale TSC et l’éditeur logiciel Novagile, filiales de Sitel Group, ont assisté, a donné l’opportunité de clarifier cette conversation, grâce aux interventions d’un panel d’experts. Alexandre Lebrun, directeur technique de l’équipe française de FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research), Antoine Bordes, directeur de l’équipe française de FAIR et Yann LeCun, directeur de la recherche de Facebook à l’international, ont répondu à des questions concernant la définition de l’IA aujourd’hui et son développement dans un futur proche.

Facebook et toutes les grandes entreprises impliquées dans le développement de l’IA, définissent cette dernière comme « la capacité pour un ordinateur de faire quelque chose que seuls un humain ou un animal savent faire », explique Yann LeCun. « Ce que nous appelons l’Intelligence Artificielle aujourd’hui sera tout simplement l’informatique de demain. »

Ces entreprises partagent également le consensus selon lequel dans les 15 à 20 prochaines années, si le travail et l’investissement se poursuivent au même rythme, l’IA sera à l’origine d’une véritable révolution de la société dans son ensemble. Que ce soit avec des voitures complètement autonomes, la traduction en temps réel via n’importe quel canal de communication, ou des services de santé sur mesure, elle sera le carburant virtuel qui fera fonctionner la vie numérique sans friction.

Donner plus de pouvoir aux hommes, sans les remplacer

Toutefois, aujourd’hui, l’IA utilisée dans un contexte approprié s’avère être un outil innovant permettant d’augmenter les performances humaines, plutôt qu’un système automatisant et remplaçant toute une palette d’emplois actuels. Et selon Facebook, c’est ce domaine qui est au cœur d’un travail passionnant.

Ce raisonnement est parfaitement en phase avec la philosophie de Sitel Group et les activités actuellement menées au sein de Novagile. L’équipe de R&D de Novagile développe un outil pour mettre à profit l’expérience d’un expert, comme un conseiller client senior, plutôt que les connaissances en développement d’un codeur pour optimiser les chatbots. Seuls les conseillers ont les connaissances approfondies et la compréhension nécessaires de l’écosystème d’une marque ou des situations réelles dans lesquelles un bot devra fonctionner. C’est une innovation que Novagile a baptisé Bot Trainer, et qui peut être appliquée à toute autre solution reposant sur la compréhension de la langue naturelle.

« Le défi que pose la majorité des chatbots est le manque de données qui les entraînent et l’engagement et la rigueur nécessaires pour les optimiser dans un contexte réel », explique Stéphane Akkaoui, Directeur R&D de Novagile. « Bien que les équipes de développement soient le meilleur choix pour concevoir de telles solutions, elles ne sont pas toujours les mieux équipées pour créer les données permettant de les entraîner. »

Un enseignement de haut niveau

D’où le Bot Trainer conçu par Novagile, qui est déjà en phase test auprès des clients de Sitel Group. « Cette plateforme est conçue pour les conseillers clients non techniques, qui peuvent effectuer le travail crucial d’optimisation des capacités de compréhension des solutions basées sur l’IA que nous créons », explique Stéphane Akkaoui.

La plateforme fonctionne de concert avec les expériences automatisées, comme les chatbots, et se perfectionne de jour en jour en bénéficiant de l’entraînement et de la compréhension contextuelle des conseillers ainsi que des interactions avec les clients. Elle pourrait ainsi être utilisée comme un outil permettant d’améliorer la compréhension de n’importe quelle machine d’IA.

La France – le choix intelligent pour l’IA

Quant au rôle que la France devrait tenir dans le développement continu de l’IA, Facebook a la conviction que ce pays offre une combinaison gagnante de talents et d’installations.

Paris accueille déjà le plus grand laboratoire de recherche en IA de l’entreprise (30 personnes) et Facebook souhaite doubler son investissement en termes d’experts en recrutant 30 autres chercheurs venant de l’écosystème parisien existant et en accordant au laboratoire un financement supplémentaire de 10 millions d’euros. « Ces annonces devraient être vues comme la confirmation évidente que notre laboratoire de Paris est une réussite », a déclaré Antoine Bordes.

Cette même semaine d’ouverture de « Connexions » au grand public, l’autre géant de la Silicon Valley, Google, a annoncé qu’il devrait doubler la superficie de ses bureaux à Paris et ouvrir un centre de recherche en IA dans la capitale. En effet, l’entreprise appuie sa décision sur la présence d’universités de renommée internationale et d’écoles dédiées à l’étude de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Des start-ups florissantes

Station F, où a eu lieu la conférence, est le plus grand incubateur de start-ups en Europe et l’un des plus importants au monde. Il peut accueillir 3 000 entrepreneurs et a notamment attiré les investissements et le soutien de Facebook et de Microsoft. Le campus abrite même des ramifications des meilleures écoles et universités du pays.

Il symbolise les ambitions numériques de la France et constitue un indicateur clair des capacités du pays et de l’étendue de ses talents dans des industries de pointe.

« La France est un pays idéal pour investir », a expliqué la directrice de Facebook, Sheryl Sandberg. « On y trouve certains des meilleurs chercheurs au monde, et les Français sont vraiment passionnés par la recherche. »

Elle accueille également une scène florissante de start-ups que l’entreprise a rapidement reconnues et soutenues, directement et via ses activités à Station F. « Toutes ces entreprises françaises développent des produits et des services qui rayonnent dans le monde entier », a ajouté Sheryl Sandberg.


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