Réduction drastique du reach organique, montée des micro-influenceurs, consécration de la vidéo, irruption de la génération Z comme prochaine cible des marketers… Les attentes business sur le social media sont plus fortes que jamais. TSC, Agence CX Digital et filiale de Sitel Group, intervenant parmi plus de 40 marques internationales et 350 professionnels du digital marketing, s’interroge sur l’avenir des tendances qui ont fait l’actualité de 2017 et se projette dans les prochaines évolutions : que nous réserve 2018 ? Quels défis sont à relever ?

« Aujourd’hui, il y a une multitude de pages, de contenus diffusés et de fans qui font que les marques se battent pour être visibles sur les réseaux sociaux et peinent à se distinguer les unes des autres. Devant ce foisonnement de publications, le reach organique est en chute libre et les contenus publicitaires que poussent les marques au final repoussent les internautes » explique Geoffrey Boulakia, Directeur Général EMEA de TSC. « Il importe de développer des solutions qui font parvenir les bons contenus, sur les bons canaux, aux bonnes personnes et génèrent des leads non plus strictement quantitatifs mais qualitatifs ».

Un nouvel algorithme social

Un changement de prisme qui s’inscrit dans la lignée de Facebook qui vient de faire évoluer son algorithme pour donner priorité aux contenus de « confiance » dans les fils d’actualité et générer des conversations à plus haute valeur émotionnelle – i.e. les contenus échangés entre amis et familles plutôt que les pages des marques et des médias.

« L’un de nos gros points de préoccupation pour 2018 c’est de nous assurer que le temps que nous passons tous sur Facebook est du temps bien dépensé », a annoncé Mark Zuckerberg le 12 janvier 2018.

« Beaucoup de pages seront certainement impactées négativement par les évolutions de l’algorithme Facebook et verront leur portée diminuer de façon importante » anticipe Jean-Baptiste Ong, Head of Social Media chez TSC.  En revanche il y a une place à prendre pour les marques qui adapteront leurs stratégies marketing et éditoriales.  Nous croyons fortement aux stratégies qui viseraient à créer des contenus conversationnels. L’équation qu’il faut  dorénavant avoir en tête est la suivante : visibilité d’une page = Contenu de qualité (formats) + conversation (engagement) + médiatisation (achat media) » ajoute-t-il.

L’ère du Social Selling : une réalité pour les marques

Des 3 « super-pouvoirs » des réseaux sociaux, la force sociale, sociétale et l’impact business, c’est ce dernier qui retient toutes les attentions. Les réseaux sociaux ne sont plus le domaine réservé des social media managers, mais aussi le terrain de jeu des commerciaux qui sont amenés à en tirer profit pour générer des leads et assurer l’accompagnement de leurs prospects et de leurs clients.

L’heure est donc à l’évaluation ROIste des Réseaux Sociaux et à l’évolution des KPI. L’expérience, l’authenticité et l’émotion que veulent ressentir les internautes devant l’abondance des contenus web sont au cœur des stratégies marketing visant à augmenter le taux d’engagement et de conversion. Paradoxalement, pour transformer les Réseaux Sociaux en leviers de business, les entreprises doivent pouvoir agir sur ces indicateurs « affectifs ».

Le nombre ne fait plus la force : de l’influence à la micro-influence

Face au rejet épidermique du contenu sponsorisé, les influenceurs sont devenus la force de frappe des marques souhaitant générer de l’émotion forte et de l’engagement durable.

Les micro-influenceurs rivalisent désormais avec les macro et surtout les middle-influenceurs. Par leur expertise ciblée, leur influence ne se compte plus au nombre d’abonnés mais répond au désir d’authenticité et de crédibilité éprouvé par les internautes qui se traduit par un taux d’engagement beaucoup plus fort.

Selon un rapport mené par Digiday, « les micro-influenceurs suivis par moins de 1 000 abonnés génèrent un taux d’engagement atteignant 8 %. Il descend à 4 % pour les comptes de 1 000 à 10 000 abonnés, puis à 2,4 % pour ceux entre 10 000 à 100 000 abonnés. Pour les comptes dépassant le million d’abonnés, l’engagement chute à 1,7 %. » Ils jouent un rôle primordial non seulement pour engager les utilisateurs mais aussi pour livrer des data qualifiées et exploitables pour les marques au niveau opérationnel.

Z : la génération post-millennial. Pourquoi faut-il déjà s’en préoccuper ?

La génération Z – baptisée screenagers – qui succède aux millennials, a grandi 100% en ligne et leur conversion à l’achat se fait 2 voire 3 fois plus à travers l’influence du social media que par les mécanismes traditionnels de soldes ou rabais.

Ils valorisent ce que font les autres et ce qui se recommande sur les réseaux bien plus qu’ils ne valorisent un produit en soi. Pour s’aligner sur ce modèle, la promesse de marque doit évoluer en conséquence. « Start with Why », préconise Club Med à travers sa stratégie social media : « Why you do it and not what you do » est l’argument de vente qui marche auprès des nouvelles générations, millennials, Z et suivantes…

vignette-trusteconomy

Livre blanc

Trust Economy

Lire la suite >

La mission du « creative marketing » : GET REAL

« L’information n’a de valeur aujourd’hui que si elle est partagée » souligne Fabienne Blanquart, Head of Social Intelligence de Canal +. Il faut favoriser la diffusion et associer les données au creative marketing afin d’identifier les formats innovants à l’image des utilisateurs.

Mais au-delà de l’innovation et de la personnalisation, les générations qui ont connu les dérives du Fake News sont de plus en plus en quête de vérité. Et le format qui la retranscrit par excellence est naturellement la captation visuelle en temps réel.

La vidéo : toute puissante sous toutes ses formes

« Nous faisons défiler quasiment 100 mètres de contenus sous nos pouces tous les jours », signale Geoffrey Boulakia. Alors que l’attention des internautes ne cesse de diminuer – on estime actuellement une attention entre 8 et 15 secondes pour les 12-25 ans ((Hubreport 2018) – les plateformes sur lesquelles ils interagissent se multiplient. Dans la guerre que se livrent les marques pour capter l’attention volatile des utilisateurs, la vidéo live et le ‘real time content’ emportent tout sur leur passage, ce qui voit les campagnes marketing capitaliser sur Snapchat, Facebook Live Ads, Instagram stories, Youtube bumper ads.

« À l’échelle mondiale, nous passons quotidiennement 1 milliard d’heures à visionner plus de 4 milliards de vidéos sur YouTube », relève Geoffrey Boulakia. Aux États-Unis, la chaîne touche les 18-49 ans plus que n’importe quelle chaîne de télévision (Hubreport 2018). D’ici 2020 on prévoit que 75 % du trafic mobile sera dédié à la vidéo – soit 25% de plus qu’aujourd’hui. « Les jours des marques qui n’ont pas encore passé le cap du video-first sont comptés… » avertit-il.

Avec son offensive dans les vidéos et notamment son service de streaming multi-device Watch (et maintenant Watch Party lancé en phase test au mois de janvier), Facebook ne cache plus sa volonté de remplacer la télévision dont l’usage a chuté de 50% en 7 ans pour les 12-25 ans. Une ambition que reflétait l’intervention de Jérémie Clévy, Président de Meltygroup : « L’internet est devenu une plateforme vidéo, et les marques doivent se convertir en média ».

L’ascension planétaire de Tencent

Si Facebook reste en tête avec plus de 2 milliards d’utilisateurs, suivi de près par Youtube, les réseaux sociaux chinois arrivent en 3e position et montent en puissance. La concurrence du marché chinois en social media n’est pas une nouveauté, mais elle a récemment pris une toute autre envergure.

Depuis le mois de novembre Tencent a dépassé le cours de Facebook en bourse et a amorcé une guerre de domination planétaire. Jusqu’alors les plus grands acteurs de l’Est (les BATX) et de l’Ouest (les GAFA) s’en tenaient à dominer leurs pôles respectifs de l’hémisphère. Avec ses investissements à hauteur de 2 milliards de dollars dans Snapchat, 1,7 milliard dans Tesla, son alliance avec Spotify et maintenant son accord de licence avec Google tout juste signé le 19 janvier, Tencent positionne la Chine de manière agressive sur les chasses gardées de l’occident.

WeChat compte désormais 963 millions d’utilisateurs et les influenceurs (appelés Key Opinion Leaders) sont les plus performants du monde. Weibo, le Twitter chinois, en compte 30 000, dont un seul – Mr Bags – a notamment vendu en moins de 12 minutes 80 sacs Givenchy pour un total d’environ 162 000 €. Avec de tels chiffres à l’appui, il y a raison de croire que l’avenir du social business s’écrira en caractères chinois…

En savoir plus

vignettearticle_01_v01

Sur thesocialclient.com

Hubday 2017 : Le Social media au secours de la communication corporate

Lire la suite >


Sitel Group


contact_form_siteldesk